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Le Figaro Magazine : L'immobilier fonctionne toujours au ralenti

Publié par Romain Poujaud le 25/05/2009

Le Figaro
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Raison essentielle : le grand écart qui persiste entre l'offre et la demande.
 
Les mesures favorables se multiplient en faveur de l'immobilier. Après l'amorce de la baisse des prix, le doublement des prêts à taux zéro, le dispositif Scellier, c'est la Banque centrale européenne qui donne un nouveau coup de pouce en ramenant à 1 % son taux directeur, ce qui permettra d'alléger un peu plus la facture de remboursement pour les nouveaux emprunteurs.


Pourtant, le marché demeure morose. Il fonctionne au ralenti, malgré l'ampleur des besoins à satisfaire et une amélioration de la solvabilité des ménages. Mais la plupart des candidats à l'acquisition ont un bien à vendre et ne trouvent pas preneur au prix qu'ils souhaitent. Les délais pour réaliser une transaction atteignent souvent cinq à six mois, au point que certains spécialistes, comme Michel Mouillart, n'hésitent pas à parler d'un «marché bloqué». «Il y a un vrai décalage entre les prix affichés dans les annonces et les attentes des acquéreurs», affirme Christophe du Pontavice, président d'EffiCity. Selon lui, les transactions se concluent actuellement à près de 7 % en dessous des prix de janvier, mais les annonces publiées par les particuliers n'ont baissé que de 1 %. Preuve que les vendeurs n'ont pas encore intégré la réalité des prix car un logement qui respecte la règle du marché se vend normalement en deux mois. Ce décalage conduit ainsi à une sorte de grand écart entre l'offre et la demande. Il conviendrait de le réduire le plus rapidement possible, en faisant prendre conscience à ceux qui veulent se séparer d'un bien acquis depuis plus de cinq ans de la forte plus-value qu'ils ont accumulée : mieux vaudrait pour eux accepter de la réduire afin de pouvoir mener à son terme l'opération qu'ils ont entreprise. A l'inverse, du côté des acheteurs, on peut faire valoir qu'il est vain de chercher à obtenir le prix le plus bas possible. Mais c'est souvent au moment où le marché se retourne que les acheteurs se montrent plus conciliants, par crainte de payer demain plus cher qu'aujourd'hui.

L'article original sur le site du figaro.fr

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Posté dans Presse Immobilier

Tags :: actualité immobilière

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